mardi 27 décembre 2011

De retour à Brisbane

Allez, on s'y remet !

Je suis donc rentré de Nouvelle Zélande un peu à l'improviste, du moins pour mes collocs.
Bien sur le "highlight" du week end quand je suis rentré fût la finale de la Coupe du Monde de rugby.
On est donc allé voir ça dans un pub de Brisbane, au Chalk plus précisément. L'endroit est bien bien grand, des écrans géants dans tous les coins, à tous les étages, à l'intérieur, à l'extérieur...
Et bien que l'affluence fût assez importante, j'ai bien cherché et je n'ai trouvé personne d'autre que moi avec un maillot français (chose assez improbable vu le nombre de Français qui grouillent à Brisbane). Heureusement je n'étais malgré tout pas le seul à supporter les Français, il y avait ici et là qqs Australiens qui par défaut ne pouvaient pas supporter les All Blacks et se sont rattrapés sur ce qui restait...

Bon, ils ne m'ont pas été d'une grande aide au moment de chanter la Marseillaise. Alors j'ai tout donné, mais vu le brouhaha dans le pub, je ne suis pas sur qu'il y ai grand monde qui m'ai entendu.

Forcément, je me suis bien fait chambrer avant le match, on m'a payé des coups à boire, certains ont pris des paris stupides, j'avais l'impression d'être l'attraction du coin. Mais tout ça, c'était avant que le match ne commence...

Le haka fût une fois de plus un grand moment.

Puis le match commença. Et plus le temps passait moins je me faisais chambrer bizarrement...
Les 20 dernières minutes furent un vrai plaisir, même si bien sûr j'aurai préféré une autre issue. Mais bon on ne peut pas dire que sur l'ensemble de la compétition et aux vues des 20 dernières années ils aient volé cette coupe du monde.

Et même si sur le terrain, après le match, les All Blacks ont surement manqué de respect envers les Français, je peux vous garantir qu'il en était tout autrement à Brisbane. C'était assez impressionnant de voir tous ces supporteurs qui sont venus me serrer la main pour me féliciter (même si je n'y étais pas pour grand chose ^^). J'ai même eu droit à plusieurs "hongi" de la part de gros bébé maoris et autres kiwis. Un "hongi" en gros c'est lorsque l'on se salue en se touchant le nez. Ça peut vous faire marrer comme ça, mais j'ai pris ça comme un honneur, surtout vu l'intensité qu'il y avait des les yeux de ces gars là.

Bref, on a (encore) perdu la coupe du monde, mais j'ai malgré tout passé un superbe moment qui restera gravé dans ma mémoire pour un bon bout de temps.

Je devais reprendre le boulot le lundi, mais suite à une perte de téléphone portable à Christchurch lors de mon dernier jour (que j'ai finalement récupéré, mais c'est une longue histoire que je vais vous épargner) je n'y suis finalement retourné que le mardi.
Bien que je sois parti pendant un mois, j'ai pas l'impression que le chantier est beaucoup avancé.

Ensuite, je ne me souviens pas très bien de ce que j'ai fait donc voilà en vrac :

Le mardi 1 novembre en Australie, c'est "Melbourne's Cup day". Cette course est tellement importante aux yeux des Australiens que c'est comme si la planète s'arrêtait de tourner.
Comme le 1 novembre c'est aussi l'anniversaire d'Andy et bien Paddy, Andy et moi avons pris notre journée.
On s'est donc rendu aux champs de courses d'Eagle Farm histoire de se mettre dans l'ambiance.


Paddy après un ravitaillement.
Alors normalement tout le monde fait l'effort de bien se saper pour l'occasion et à défaut d'un costard, j'ai sorti ma plus belle chemise ^^

Ce ne se voit pas forcément, mais la plupart des gens sont vraiment bien habillés.

Je suis sûr qu'Omar Sharif aurai adoré être à nos côtés.


On a ensuite parié sur la Melbourne's Cup. Et cocorico, c'était un peu tout à l'honneur de la France. Le jockey qui montait le favoris était un Français. Ensuite les 2 outsiders étaient des chevaux français !
J'ai donc parié mes 10$ sur une victoire de "Dunaden".

C'est mon "poulin" que l'on voit à l'écran.

Et bingo, le bougre a gagné pour une poignée de centimètres. Bon je ne vous cache pas que mes 88$ de gain on vite était dépensé, mais ce fut une journée vraiment super sympa qui s'est terminée en ville où tous les gens bien habillés sont allé fêter la Melbourne Cup.


Voici la photo finish, je suis même pas sur qu'il y ai un centimètre.

La fine équipe.



Ca aurait pu être son cadeau d'anniversaire.




Le super gâteau préparé par Jen.


Ensuite il y a eu pas mal de BBQ, à la maison où bien dans les parcs de Brisbane, South Bank et Kangooroo Point.


BBQ en haut des falaises de Kangaroo Point.



Et je suis enfin allé à la plage. On a passé un samedi tout simplement excellent à Noosa avec les collocs (sauf Jen) et Adam un pot à Andy.

La plage de Noosa.










Andy, Paddy, Adam et Gaz





Les sauveteurs en mode "homme politique, je fais bonjour à tout le monde".

Il y aussi eu un petit trip canyoning à la frontière entre le New South Wales et Queensland. Journée bien sympathique à profiter de la température plus que clémente de l'eau, qqs descentes en rappel, qqs sauts et puis pas mal de marche aussi.

Notre première descente en rappel.







Bibi en mode canyon et avec la moustache en bonus ^^

Je pense que c'est à peu près tout ce qu'il y a eu d'un peu excitant durant ces 5 semaines de retour à Brisbane.
J'ai aussi pas mal bosser, sachant qu'on était censé livrer la maison avant mon départ mais que forcément il y a eu du retard. J'ai pu profiter de voir la maison dans son état presque final. Et je dois avouer que lors de mon dernier jour, en quittant le chantier et en jetant un dernier coup d’œil à la maison j'ai pu me dire "ouaip, j'ai construit cette maison !" (même si bien sur je n'étais pas tout seul)

J'ai aussi essayé de profiter de ces 5 semaines sur Brisbane pour grimper un max histoire de me préparer au mieux pour mes prochaines vacances ; un trip de 3 semaines avec le club d'escalade dans les Blues Mountains près de Sydney. Au programme, escalade, escalade, escalade et peu de canyoning pour les jours de repos !!

Ah oui, une dernière chose que j'oubliais. Une chose qui ne se fait probablement pas en France, mais au mois de Novembre, ici c'est "Movember". Alors qu'est ce que le Movember. Il s'agit en fait d'une oeuvre caritative au profit de la recherche contre le cancer de la prostate notamment. Le concept, ces messieurs se laissent pousser la moustache et en échange leurs amis, collègues ou famille les "sponsorisent" afin de lever le plus de fond possible. J'ai donc décidé de m'investir, autant pour le fun que pour récolter de l'argent. C'est donc pour cette raison que je porte la moustache sur certaines de ces photos.

Allez, je vous laisse sur ces bonnes paroles.

Je mets en ligne très prochainement le récit de mes vacances dans les Blues Mountains.

Bises

Régis

vendredi 23 décembre 2011

New Zealand trip, suite et fin

Après une bonne petite grasse mat' (enfin!!), je m'organise pour être le plus efficace possible lors de cette journée de transition.
Christine et moi nous mettons en route à la recherche d'un point internet. Et que ce fut long pour trouver un accès internet... On se retrouve finalement dans une bibliothèque de la banlieue de Christchurch et on apprécie la connexion internet gratuite.
Mon programme pour les prochains jours s'éclaircit : ce sera "Arthur's Pass" et son parc national très réputé pour la rando. Je dois alors acheter un petit réchaud pour que je puisse cuisiner pendant mes qqs jours de "tramping".

Je passe le reste de l'après midi à m'approvisionner pour tenir qqs jours et je rentre finalement complètement claqué à l'auberge après avoir traversé Christchurch en long, en large et en travers.

On prendra l'apéro une fois de plus à la "Speight's House" avec Christine avant de partager un dernier repas à l'auberge.
Il est alors temps pour moi de me préparer pour mes prochaines aventures, sachant que je dois emmener toute ma maison avec moi pour les prochains jours.

Vendredi 14 Oct : Après une nuit où j'ai eu du mal à trouver le sommeil (excité comme une puce à l'idée de ce qui m'attend) je me prépare tant bien que mal. Avec un peu de retard j'attrape le bus qui m’emmènera à Arthur's Pass. Je suis le premier dans le bus et le chauffeur me propose de m'assoir dans le siège passager à l'avant, probablement pour lui faire la conversation.

Le temps se gâte sérieusement à la sortie de Christchurch et la région de Shefield/Castle Hill qui paraissait tellement idyllique sous le soleil ressemble maintenant à un véritable enfer sous cette pluie torrentielle.
J'ai droit à nouveau à l'explication de la transformation du paysage dans le bassin de Canterburry du à la transformation du type d'agriculture. Le chauffeur me raconte un peu l'histoire de sa vie...

J'arrive enfin à Arthur's Pass aux alentours de 9h30 et me dirige illico vers le "DOC center" (un mix entre un centre d'information et le bureau du parc national). Je demande qqs info et conseils sur les rando que je peux faire sur 2 jours. Le "ranger" me demande pourquoi je veux absolument être rentré demain soir et pour quelles raisons je serai prêt à mettre ma vie en danger pour rentrer impérativement demain soir ?
Je lui répond que j'aimerai simplement pouvoir regarder la demi finale France - Pays de Galles.
Il me fait alors bien comprendre que le problème principal dans ce parc national est la traversée des rivières. Ce parc est volontairement resté assez sauvage et il n'y a pas forcément des ponts à chaque traversée de rivière. Les différentes rando s'adressent donc à un public plus ou moins averti. Du coup il n'est pas rare que certaines personnes restent bloquées plusieurs jours car incapables de traverser une rivière subitement en crue due à un orage. Donc en gros si cela doit être mon cas, mieux vaut rater la demi finale que se faire emporter.
Bon, étant donné que je voyage seul, qu'il a énormément plu les derniers jours et qu'il pleut encore aujourd'hui, je choisit donc une option plus raisonnable et opte pour une des seules rando qui ne nécessite pas de traverser au moins une rivière.
Cependant je laisse malgré tout une "carte d'intention" précisant mon itinéraire et ma date de retour prévu pour qu'il puisse lancer des recherches au cas où je ne suis pas rentré au moment voulu.
N'allez cependant pas vous imaginer que cette rando est un truc de malade, ça reste plutôt accessible et absolument pas dangereux, c'est juste la procédure habituelle.
Le seul problème avec la rando que j'ai choisi, c'est que le départ est à 17km du centre du village!!
Par chance, Damian, un jeune allemand qui se trouvait au DOC center en même temps que moi pour demander des info se rend en direction de Castle Hill avec sa voiture. Le ranger lui demande donc si ça ne le dérange pas de me prendre en stop.
Bingo, je n'ai même pas besoin de faire du stop que je suis déjà en voiture !

Qqs minutes plus tard, Damian me dépose au pied de la "Bealey Spur Hut track".
Contrairement à tous les autres jours où j'ai marché en Nouvelle Zélande, il pleut aujourd'hui.
La grosse différence aussi aujourd'hui c'est que j'emporte vraiment ma maison avec moi. Vu le temps je dois emporter des vêtements suffisamment chauds, j'ai de la nourriture pour au moins 3 jours et bien que je sois supposé dormir dans la "Bealey Spur Hut" ce soir, le ranger m'a fortement déconseillé de ne pas prendre ma tente avec moi, au cas où je me retrouve bloqué quelque part, que je n'ai pas à bivouaquer.
Mon sac à dos est par conséquent relativement lourd, mais bon je finirai par m'y faire.

La première partie de la rando se fait dans une forêt très humide, le chemin est en plutôt bon état et la vue est ... quasi inexistante, youpi !!




La vue avant que le brouillard n'arrive.



Après qqs heures de marche j'atteins la "bush line" et quitte cette forêt pour me retrouver au milieu de ces touffes de longues herbes. Je me retrouve alors trempé jusqu'au genoux en 2 sec, j'adore !
Le temps n'est vraiment pas terrible, il pleut (mais pas trop) et le brouillard va et vient sans cesse. J'ai droit par moment à un petit coup d'oeil vers la/les vallées autour de moi.
Une fois au dessus de la "bush line" j'ai l'impression de me perdre un peu à plusieurs reprises car je perd de vue les marqueurs orange, mais quoi qu'il en soit je n'ai qu'une seule option, monter, car je me trouve sur une sorte d’arête.

Le bush et le brouillard.

Une petite éclaircie avec vue sur la vallée.




J'atteins finalement la hutte relativement tôt par rapport à ce que j'avais prévu. Il est à peine 13h et j'ai donc encore plein de temps devant moi.


Moi et ma maison.

Bienvenue chez moi !


La petite maison dans la prairie.



Les toilettes ^^

Lorsque j'arrive à la hutte je comprend alors un des commentaires du ranger qui avait qualifié la hutte de "historical". Effectivement celle-ci n'a rien à voir avec aucune des huttes que j'ai eu la chance de visiter jusqu'à maintenant et il semblerait qu'elle n'ai pas bougée lors des disons 50 dernières années... Le confort qu'offre cette hutte est on ne peut plus sommaire, mais je m'en réjouirai quoi qu'il en soit !

Ca fait rêver hein ?!!




Je "visite" la hutte et partage un peu d'histoire avec tous les gens qui ont occupé cette hutte avant moi.

On n'a pas fait le ménage ici depuis un bon bout de temps...

La visibilité à l'extérieur, notamment au dessus de la hutte est vraiment faible donc je décide de ne pas m'aventurer plus haut pour l'instant.

Jusqu'alors je ne sais pas ce qu'il y a au dessus des arbres en arrière plan.

J'essaye de me réchauffer comme je peux mais je ne veux pas allumer de feu tout de suite pour essayer d'économiser le peu de bois qui se trouve dans la réserve.
Il se met alors à neiger, et de bon gros flocons ne tarderont pas à arriver.
J'en profite donc pour me préparer un petit festin et ainsi inaugurer mon petit réchaud.

Ma cuisine !







Miam miam.
Comme je m'y attendais je n'ai vu personne sur le chemin en montant ici, mais j'ai du louper de peu quelqu'un car il y a un journal daté de 2 jours qui traine.

La neige finira finalement par stopper. Et miracle le brouillard au dessus se lève un peu et pour la première fois je peux voir ce qu'il y a au dessus de la clairière qui borde la hutte.



Je ne pense pas voir le sommet de l'arrête cependant et il est hors de question de m'aventurer où que ce soit à l'heure qu'il est.
Je ne suis pas mécontent de cette décision puisque la neige reviendra finalement peu de temps après.


Un petit thé bien chaud pour essayer de se réchauffer.

C'est pas mignon tout ça...
Je me retrouve alors dans mon sac de couchage à essayer de ne pas geler sur place, à apprécier le calme du moment et mère nature autour de moi tout en méditant ^^


Voyant que je commence à claquer des dents je me résigne à allumer un feu. Ou plutôt j'essaye d'allumer un feu...
A vrai dire dès que je suis entré dans la hutte et que j'ai ouvert la réserve à bois, celui-ci m'avait paru bien suspect et ne me paraissait pas bien sec (outre le fait qu'il n'y en avait pas des masses). Verdict confirmé devant l'impossibilité d'allumer quoi que ce soit (j'ai même essayé en utilisant mon réchaud...).
C'est alors que je commence à me trouver bien ridicule au milieu de nulle part à essayer de me réchauffer tant bien que mal.

Le diner aidant surement, je fini par me réchauffer et me couche en espérant que le temps sera un peu plus clément demain afin que je puisse tenter de continuer à marcher un peu sur l'arrête.

Samedi 15 Oct : Après un réveil très matinal pour viser la couleur du ciel, je me résigne à me recoucher puisque le temps est tjs aussi pitoyable. Je répète ça plusieurs fois et décide finalement de me lever vers 7h me disant que ça ne s'améliorera probablement pas quoi qu'il en soit.

Prêt à se remettre en route.

Je regroupe toute mes affaires et décide de m'aventurer aussi haut que je peux au dessus de la hutte. Il n'y a pas vraiment de chemin au delà de la hutte, j'y vais donc un peu à l'instinct.
Je me retrouve vite "coincé" par un névé dans lequel je m'enfonce à plusieurs reprises jusqu'aux hanches, change de route et tombe sur un espèce de marécage... bingo !



L'espèce de névé qui m'a obligé à changer de route.

Je fini par crapahuter comme je peux à travers une petite forêt et me retrouve à nouveau au milieu du "bush". Il y a pas mal de neige et je mets un petit moment à trouver une sorte de sentier. Je le suivrai pendant une bonne demi heure avant de me retrouver face à une corniche que je ne me sens pas du tout de traverser. La visibilité à ce moment là est ridicule quoi qu'il en soit, je décide donc de faire demi tour, un peu dépité il faut l'avouer.

La vue sur la vallée voisine avant que le brouillard ne tombe.





Petit goulet sur ma gauche ^^

Plus ou moins l'endroit où j'ai fait demi tour.

La visibilité lorsque j'amorce ma descente.

Pour éviter le marécage, on coupe à travers la forêt.






Lors de ma descente je croiserai cette fois-ci un chasseur et qqs randonneurs.

Étant donné que je n'ai pas pu monter bien haut au dessus de la hutte, je me retrouve sur la route principale aux alentours de midi.
Je me mets alors en mode auto-stop et commence à m'avancer vers le village d'Arthur's Pass (à ce moment là je ne me souviens plus exactement à quelle distance se trouve le village, j'hésite entre 5 et 17 kms, ce qui bien évidemment n'est pas la même histoire!!).

1, 2, 3 ... un nombre incalculable de voitures et camions vont donc me passer sous le nez sans jamais s'arrêter. Malheureusement, la route devient de plus en plus sinueuse et l'option auto-stop devient alors purement utopique, les voitures me voyant au dernier moment et ne pouvant même pas s'arrêter sans danger.
Et c'est alors que commence une après-midi interminable...

Si seulement j'avais pu apercevoir un kiwi, ça aurai égayé mon après midi !

Il recommence à pleuvoir, mon sac me parait peser une tonne et je commence enfin à réaliser que c'était bien 17 kms et non pas 5 :'(
Mais heureusement j'ai une bonne source de motivation. En effet si vous vous souvenez bien, j'ai laissé une "carte d'intention" au DOC center en indiquant que je devais rentrer dans l'après midi aujourd'hui. Or je ne voudrais pas arriver après la fermeture du DOC center et ainsi éviter qu'ils lancent des recherches pour moi !


Allez, plus que 2 kms...

Je me suis donc tapé 17 kms de bonus après mes 2 jours de rando. Si seulement ils avaient pu être 17 kms de chemin, mais non j'ai mangé 17kms de bitume en 3 heures pour finalement arriver au DOC center vers 3h et discuter avec le ranger.
Quand je m'apprête à enfin quitter le DOC et aller me reposer à l'auberge, s'abat une tempête de neige sur Arthur's Pass. Bon, tant pis, j'en "profite" pour visiter la partie musée du DOC center.

Je rentre finalement à l'auberge où je fais connaissance avec le propriétaire devant un bon petit feu !! J'apprécie ensuite un bon bain chaud.

Une fois le proprio parti je me retrouve tout seul dans cette toute petite auberge avant qu'Albert, un espagnol, me rejoigne.

L'auberge "The Sanctuary" d'Arthur's Pass.


On papote un peu, il me raconte son tour du monde et je me met ensuite en route pour LE pub d'Arthur Pass où je regarde la demi finale France - Pays de Galles.
On est à peine 10 personnes dans le pub à regarder le match et une fois de plus je suis le seul à supporter les petits coqs.
J'ai du mal à comprendre à quel jeu jouent les Bleus, et après 5 ou 10 dernières minutes interminables, je respire un grand coup au coup de sifflet final.

Dimanche 16 Oct : Réveil pas très matinal, mais à peine les yeux ouverts je m'aperçois que le temps est magnifique !
On retourne donc au DOC center pour se faire conseiller une ou des randos. Le ranger nous indique alors 3 petites rando à faire de manière à pouvoir profiter rapidement du beau temps et de la vue avant l'arrivée d'une nouvelle tempête.

La première rando nous emmène vers une minuscule station de ski. La rando en elle même n'est pas très intéressante mais la vue elle en vaut la chandelle. On double plusieurs skieurs de randonnées et randonneurs.

Le toit de la voiture d'Albert au matin.

En route pour la station.



Albert n'a pu s'empêcher lorsqu'il a trouvé une bombe de peinture.










La station, au délà d'être inaccessible, me parait ridiculement petite, je n'arrive pas vraiment à voir où se trouvent les pistes et surtout a l'air d'être à l'abandon. Mais bon on apprécie la vue sous un beau ciel bleu avant de redescendre dans la vallée.

On se dirige ensuite vers la "Bealey Valley track" qui doit nous permettre d'observer des couloirs d'avalanches. On a à vrai dire du mal à voir quoi que ce soit et comme Albert semble vraiment pressé on rebrousse chemin assez rapidement.


Dernier arrêt, les "Devils Punchbowl Falls". Après avoir grimpé les 270 et des poussières marches on peut enfin apprécier la vue et le bruit de ces chutes d'eau de 130 mètres de haut.

Les Devils Punchbowl Falls



De retour à l'auberge, Albert me dit qu'il repart immédiatement vers les "Franz Josef" et "Fox" glaciers. Ça ne le dérange pas de m'emmener jusqu'à "Greymouth" sur la côté ouest. Je profite donc de l'aubaine pour économiser un voyage en bus.
La route à travers les "Southern Alps" est vraiment sympa avec qqs passages assez impressionnant.
Il me déposera finalement dans ce qui est censé être le centre ville de la plus grande ville sur la côte ouest... Alors je ne sais pas si c'est comme ça tous les dimanches, mais c'est complètement mort ! Il n'y a personne dans les rues et je demande finalement mon chemin à la première personne que je vois. Je dépose mes affaires à l'auberge et décide de partir à la découverte de Greymouth. Les gens m'ont l'air sacrément jobards dans cette ville, tous des têtes de ploucs sincèrement !

Greymouth, son port.

Sa jeté.

Et sa plage...


Même la plage est nulle, je me demande bien ce que je fais ici !
De retour à l'auberge je fais connaissance avec un Italien vraiment haut en couleur, Francesco. Le bougre n'est pas bien vieux mais a déjà sacrément bourlingué. Son histoire est assez surprenante.
Il était censé rester 2 semaines à l'auberge en "wwoofing", mais comme la plupart des gens que j'ai rencontré dans l'auberge, hors de question de rester un jour de plus dans ce trou !

Le reste de la soirée est consacré à la 2eme demi finale Australie - All Blacks. Match sympa et bonne ambiance dans l'auberge.

Lundi 17 Oct : Après une petite grasse mat, je me lève bien décidé à quitter cette ville au plus vite. Ma prochaine destination sera "Punakaiki" et ses fameuses "Pancakes Rocks".
Je marche un peu pour sortir de la ville et me pose dans un spot idéal pour faire du stop (je ne veux pas reproduire mon erreur commise il y a 2 jours et cette fois je reste à un endroit idéal en croisant les doigts).
Le temps est magnifique, je me dis alors que c'est ma journée !

Après probablement une bonne heure à prendre des vents, je décide de continuer un poil plus loin, juste après une intersection (les gens avaient un peu trop tendance à me feinter en me faisant signe qu'ils tournaient à droite à l'intersection alors que je devais aller à gauche).

Et je dois dire que je ne suis pas forcément plus heureux avec ce nouveau placement.
C'est assez incroyable les différentes attitudes des gens lorsqu'ils passent près de vous. Certains vous font un petit signe et même si ça ne vous aide pas au moins vous avez l'impression d'exister. Il y a ceux qui vous ignore complètement comme si vous étiez un fantôme et puis il y a ceux qui feintent. Soit en regardant dans les rétroviseurs, soit en parlant au téléphone au tout simplement en regardant de l'autre côté de la route.
Et alors ceux qui vraiment m'ont vraiment énervé, ce sont tous ces gens en campervan qui forcément sont des touristes et qui à 200% se rendaient aussi à Punakaiki qui est la première destination touristique en sortant de Greymouth. Pas un(e) seul(e) de ces salopard(e)s ne s'est arrêté ou même n'a fait un signe, et je peux vous garantir que j'en ai vu passer un paquet.

Après environ 2 heures à m’enrhumer sur le bord de la route je commence vraiment à considérer la retraite vers Greymouth pour prendre un bus jusqu'à Punakaiki quand soudain... une voiture s'arrête !!!

Cette dame me propose gentiment de me prendre en stop mais ne va malheureusement pas jusqu'à Punakaiki car elle s'arrête au prochain village 5kms plus loin.
Bouais, c'est pas la panacée mais je me dis que ça me rapprochera tjs un peu de Punakaiki et puis surtout ça m'éloignera un peu de Greymouth et de ses habitants.

Qqs minutes plus tard je me retrouve donc au milieu de "Runanga" juste devant la station service du village. L'endroit semble une fois de plus idéal pour faire du stop, seul problème c'est qu'il n'y a pas grand monde qui passe par là...

Une bonne demi heure plus tard un rouquin s'arrête à la station service pour acheter de quoi grignoter.
Je ne sais pas si j'ai fais mon air de chien battu lorsqu'il est sorti du magasin, mais j'ai l'impression qu'il a eu pitié de moi et m'a donc proposé un "lift". Re-belote, il ne va pas jusqu'à Punakaiki mais s'arrête environ 15 kms plus loin. Lentement mais surement je me rapproche de ma destination.
La voiture du gars était une véritable poubelle aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur, ce fut probablement la partie de mon trip la plus dangereuse !

La route jusqu'à "Barrytown" est vraiment sympa en longeant l'océan.

Il me dépose donc au centre du hameau et me dit gentiment que si je ne trouve personne pour m'emmener à Punakaiki, sa copine doit s'y rendre pour travailler dans qqs heures...

Je marche un peu pour trouver un bon spot et c'est alors que je me rend compte que je suis au milieu de nulle part ! Il y a une voiture toutes les 10 ou 20 minutes qui passe et vu mon taux de réussite ça pourrait me prendre pas mal de temps...

Allez, s'il vous plait, soyez sympa quoi !

Mais miracle, après seulement disons une demi heure une dame et son fils s'arrêtent et m'annoncent la bonne nouvelle; ils vont jusqu'à Punakaiki!!

J'arrive donc à Punakaiki vers 14h30, soit environ 4h après avoir commencé à faire du stop à Greymouth, qui se trouve seulement à 40kms de Punakaiki ^^

Je ne sais pas si c'est mon gros sac de rando ou bien ma barbe de presque 1 mois maintenant, mais j'ai l'impression que je fais peur aux automobilistes et que l'auto stop n'est pas pour moi.

Du coup je revois mes plans pour les prochains jours car cela me parait impossible que je puisse atteindre "Abel Tasman National Park" à temps avant de devoir rentrer.
Je décide donc de passer qqs jours dans le coin avant de rentrer sur Christchurch via Greymouth.
Du coup je vais au DOC center du coin pour obtenir des info sur des rando que je pourrais faire sur plusieurs jours. Encore une fois on me propose plusieurs options mais seulement une d'entre elles n'exige pas de traverser des rivières. Ce sera donc la "Croesus Track" au programme des 2 prochain jour.
Seul hic, la Croesus Track commence à Barrytown, le bled paumé où m'avait déposé le rouquin...

Peu importe je décide de profiter des attractions que propose Punakaiki, je rebrousserai chemin direction Barrytown demain matin.

Je fais donc un petit tour aux "Pancackes Rocks".
Pancakes Rocks !!


C'est assez étrange et plutôt surprenant. Je ne peux pas profiter des "Blow Holes" (genre de geyser) malgré la marée haute.

Je crois alors tomber né à né avec un kiwi, l'emblème national Néo Zélandais. Manque de bol ceci est purement impossible en plein jour et il s'agit simplement d'une sorte de poule d'eau sans aile...
J'y ai bien cru un moment.

Avant de rentrer à l'auberge je jette un coup d'oeil à la "Punakaiki Cavern". Je n'y vois pas grand chose et impossible pour moi de voir les fresques et autres insectes fossilisés qui se trouvent à l'intérieur.

L'intérieur de la Punakakai Cavern.

Je profite de la vue sur l'océan depuis la cuisine de l'auberge, même si je n'ai pas la chance d'apprécier le fameux coucher de soleil de la côte ouest à cause du mauvais temps.

Le point noir à gauche dans l'eau c'est un surfeur, si si !

Alors j'ai trouvé ça excellent. En gros c'est au bord de la route et si vous voulez des oeufs ou bien des bouquins, vous vous servez et vous laissez la monnaie dans la boite. Difficile à imaginer en France...


L'auberge avec accès direct à la plage.

Mardi 18 Oct : Réveil matinal, petit déjeuner avec vue sur l'océan et je réalise que le temps est plutôt pas mal ce matin, parfait !
Comme la mer est un peu plus agitée qu'hier je décide de retourner en vitesse aux Pancakes Rocks pour voir si je peux voir les Blow Holes, en vain, probablement du à la marée basse.

Je commence donc à faire du stop juste avant 8h à l'entrée du village. La pluie se met alors à tomber seulement qqs minutes plus tard. Je brandis mon carton avec écrit "Barrytown" chaque fois qu'une voiture passe, mais c'est assez rare à cette heure-ci !
Mais contrairement aux autres jours, la chance semble être avec moi et une voiture s'arrête assez rapidement (même si au départ j'ai bien cru que ce gars ne s'arrêtait pas pour moi...).
Ce monsieur fût fort sympathique et me donna qqs petits conseils avisés avant de me déposer au départ de la "Croesus Track".

Bien qu'il pleuve lorsque j'attaque la montée, ce n'est rien comparé à ce qui tombait qqs kilomètres plus tôt sur la route, je me considère donc chanceux.

Le départ de la piste est plutôt tranquille, le chemin est en bon état et la végétation tellement dense que je ne me fais pas trop mouiller.




Après une heure ou deux, la pente commence à devenir de plus en plus raide et je quitte cette forêt typique de la côte pour me retrouver dans une forêt un peu plus classique.

On dirait qu'il fait presque beau !

Ouais, presque...


J'aurai alors qqs passages vraiment ardus, c'est boueux, ça grimpe sec et il pleut toujours.
Mais j'atteindrai finalement une sorte de crête qui constituera une sorte de repos, d'autant plus que la pluie cessera de tomber qqs minutes plus tard.

Je profite même de qqs rayons de soleil à travers les arbres tout en faisant connaissance avec un local...


Du soleil, enfin !

Petit bain de soleil.
Après un dernier petit raidillon bien boueux où je me retrouverai les fesses par terre j'atteins enfin la "bush line" vers midi. Je poursuis un peu plus loin avant de me débarrasser de mon sac pour grimper au sommet du "Mount Ryall" qui culmine à 1220m (pas bien haut, mais ce matin je suis parti de 40 m au dessus du niveau de la mer). J'apprécie la vue sur les vallées à l'arrière et un tout petit peu sur la côte même si la vue de ce côté là est bien bouchée par le brouillard.

Voilà ce que je pouvais voir de l'océan.




Je retourne à mon sac et me remet gaiement à marcher en pensant que je suis alors tout près de la hutte.
Bon après coup il m'aura fallu bien 2 heures pour atteindre mon refuge, mais ça en valait la peine. Le chemin suit la crête presque tout du long et j'apprécie la vue de part et d'autre lorsque le temps très changeant me le permet. C'est assez surprenant comment le brouillard passe d'une vallée à l'autre en un rien de temps.
Suite à une belle éclaircie je peux apprécier un très joli panorama sur une bonne partie des "Southern Alps" avec Mount Cook probablement caché parmi tous les sommets que je vois.

Les Southern Alps en arrière plan.

Les derniers kilomètres me paraissent bien long mais finalement au détour d'une arrête j'aperçois enfin la "Ces Clark Hut" où je passerai la nuit.
J'arrive en milieu d'après midi, il n'y a personne et le refuge est tip top. Superbe vue sur les Southern Alps et les vallées aux alentours, c'est propre et il y a même des braises encore chaude dans le poile !!
Je m'attaque donc d'entrée à raviver le feu, chose pas si évidente car il n'y a que du charbon de mauvaise qualité (extrait à la mine du coin) à disposition et pas de bois sec.



3 étoiles !!!



Au moins, ce soir je ne mourrai pas de froid !

Je profite de la fin d'après midi pour bouquiner tout en appréciant la vue, l'orage qui passe et mon dernier "Tim Tam"...

La vue depuis le refuge.

Le coin est réputé pour abriter des kiwis que l'on est censé entendre durant la nuit. J'ai bien entendu des petits cris d'animaux durant la nuit, mais était-ce un/des kiwis ?...

Mercredi 19 Oct : Dernier jour de rando en Nouvelle Zélande. Je profite de la qualité du refuge pour une petite grasse mat' jusque 7h30. Je prend alors un énorme petit déj puisque je décide de finir toute ma nourriture.
Je signe le "Visitor's book" tout en indiquant ma destination.
Je laisse mon sac au refuge pour l'instant car je rebrousse chemin pour aller jeter un coup d'oeil au "Croesus Knob". Je me perd un peu dans les dernières pentes qui mènent au "Croesus knob" et malgré le brouillard j'apprécie le spectacle des derniers reste de la mine qui se trouvait à cet emplacement.



La vue depuis Croesus Knob.



Une partie des restes de la mine.

De retour à la hutte, j'emporte mon sac et attaque la descente.
Mes pieds commenceront à me faire mal assez rapidement dans la descente qui est très caillouteuse. Je me retrouve assez rapidement de retour dans la forêt. Le temps semble s'éclaircir.

Un arbre tout torturé.

J'arrive vers 11h au chemin qui doit me mener à la "Gully Battery". Un rapide coup d'oeil à une ancienne hutte utilisée lors de l'exploitation de la mine et je visite ensuite la "Gully Battery".


Une hutte d'époque.

Le chenapan a essayé de me chiper mon gouté !!
Cette sorte de concasseur est encore en bon état et donne une idée de ce qu'a pu être l'exploitation de la mine.








Je décide alors de poursuivre un poil plus loin pour jeter un coup d'oeil à la mine en elle même. Il semblerait que personne ne soit venu ici depuis un bail, le chemin est défoncé, des arbres couchés bloquent le passage et j'atteins finalement le bout de la piste pour... rien ! Je pense qu'il y a du y avoir un glissement de terrain qui a bouché l'entrée de l'ancienne mine et on ne peut donc absolument rien voir.




De retour sur le chemin "principal", je commence à vraiment avoir mal aux pieds (sauf quand ça monte) et je me dis alors que je ne suis plus très loin du parking qui marque la fin de la piste lorsque je commence à traverser qqs ponts de singe.

Une fois de plus, les derniers kilomètres se font bien sentir mais j'atteins enfin le parking vers probablement 1h30.

La vue sur les montagnes que je viens de traverser. Il fait un temps magnifique maintenant...

Manque de bol, je ne suis pas au bout des mes efforts puisque le prochain village est encore à 8kms...
Un peu dépité je me lance donc dans mes derniers kms de marche. Les 5 premiers kms se font sur une piste où aucune voiture ne passe et donc impossible pour moi de faire du stop.
Une fois sur la route je me remotive en me disant que je ne suis plus très loin.
J'arrive enfin à "Blackball" où je dévore 2 "meat pies" à l'épicerie du village.
Je continue à marcher pour sortir du village et retrouver la route qui mène à Greymouth. Je me pose alors et apprécie enfin un peu de repos.
Le temps est maintenant magnifique, pas un nuage et une vue magnifique sur les Southern Alps et sur les montagnes que je viens de traverser...

Vue sur les Southern Alps alors que je suis en train de faire du stop.

Je me remet donc en mode autostop et me dit que ça risque de prendre du temps car il n'y a vraiment pas bcp de trafic.
Mais, à croire que les Dieux de l'auto stop sont vraiment avec moi, une dame un peu dégantée s'arrête après à peine 1/2 heure. J'ai vraiment du mal à comprendre son accent kiwi et elle ne peut malheureusement pas me déposer à Greymouth mais seulement à "Stillwater". Cependant elle me dit que son copain doit se rendre à Greymouth dans très peu de temps et qu'il me prendra en stop si je suis tjs sur le bord de la route.
Je me remets donc en marche pour un bon coin et reprend l'auto stop. Le trafic est bien plus intense ici mais c'est finalement la dame et son copain qui s'arrêteront les premiers pour me prendre environ une demi heure plus tard.
Je me fais bien chambrer dans la voiture quand je dis que je suis Français mais bon ça reste bon enfant !
Je me fais donc déposer au centre ville et cette fois-ci il en m'aura fallu qu'une heure pour faire les 22kms qui séparent Blackball de Greymouth, ouh yeah !!

Je retourne à mon auberge, les pieds en vrac et vraiment fatigué mais bien content de cette bonne petite rando.
Une bonne petite douche et une sieste plus tard, me revoilà d'attaque. Enfin c'est ce que je croyais car je finirai par finalement tomber de sommeil après un bon steak !

Jeudi 20 Oct : Je profite d'un sommeil réparateur et d'une bonne grasse mat' avant de me diriger vers la gare de Greymouth. Je papote avec un retraité du coin en attendant mon bus qui doit me ramener à Christchurch.
Et c'est parti pour qqs heures de route pour traverser la Nouvelle Zélande d'ouest en est. Je profite une dernière fois des magnifiques paysages des Southern Alps avec une petite pause à Arthur's Pass en bonus.

Vendredi 21 Oct : dernier jour en Nouvelle Zélande, j'en profite pour faire un petit tour dans Christchurch avant de reprendre l'avion direction Brisbane où mes collocs ne m'attendent pas ^^
Je n'avais prévenu personne de mon retour et ils étaient tous persuadés que je rentrerai après la finale, c'était assez marrant de voir les réactions de mes collocs, surtout qu'il y avait qq'un qui sous loué ma chambre à ce moment là !

Voili voilou, c'est la fin de mon (très très long) récit de mes vacances en Nouvelle Zélande. J'ai passé un mois tout simplement magique au pays du long nuage blanc. Bien que je n'y sois pas allé spécialement pour la coupe du monde j'ai vraiment apprécié l'ambiance là bas et j'ai pu comprendre à quel point le rugby est une véritable religion là bas. La plupart du temps j'ai regardé les matches dans des endroits assez peu conventionnels, mais à chaque fois dans une très bonne ambiance.
Ensuite en ce qui concerne le voyage en lui même, la Nouvelle Zélande est un pays tellement magnifique qu'il est difficile de ne pas s'en prendre plein les yeux.
Enfin, bien que j'y sois resté un mois, il y a encore bcp de chose que je n'ai pas eu le temps de faire, donc j'espère avoir l'occasion de revenir ici avant mon retour en France.

Pour les courageux et courageuses qui éventuellement sont venus à bout de ces 3 très long posts, merci beaucoup !!

Bises

Régis